Avec Hugo Giolat et Ophélia Lorens

Ce projet est inspiré d’Hamlet. Il est né de ma rencontre avec mon actrice qui a pour nom Ophélia. Je me questionne sur mon processus, sur l’acteur, je filme des individus dans leur propre rôle, fragiles devant la caméra. Je les mets en scène devant des éclairages et des dispositifs de tournage toujours visibles de manière à déconstruire l’image. La pièce de Shakespeare illustre communément des propos concernant l’acteur, la représentation théâtrale et sa véracité. Elle est un prétexte pour faire des images.
De la pièce de Shakespeare, je conserve le topic de la rupture amoureuse (Hamlet rejette Ophélia) et je souhaite traiter Ophélia et Hamlet comme un jeune couple d’aujourd’hui, héros de la culture pop.

 

 

«J’ai plus rien à t’donner. Rien.

J’ai essayé, tenté encore. Rien.

La source s’est tarie.

Ch’uis sec, pâteux, chérie.

 

J’peux plus t’accompagner.

Plus rien à t’apporter.

Plus de salive.Plus de sperme.

Plus de mot. Plus d’élan.

 

 

Je n’ suis qu’usure, peau d’chagrin.

Regarde ça, la fin d’un amour.

Un animal apeuré sans ailleurs, ni futur.

Sans promesse.

 

Il est par la négative. Néplus.

Quand il brillait de sa superbe.»

 

 

                                                           vue d'installation/ juin 2016

 

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